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Titre: Carcinomes du nasopharynx localement avancés de l’adulte à l’ouest Algérien Chimiothérapie d’induction suivie d’une radio-chimiothérapie concomitante

Domaine: Médecine

Filière: Médecine

Option: Oncologie Médicale

Auteur: KEHILI Hakima ép HOUAT

Soutenu (e) le: 17/03/2019

Sous la direction de: YAMOUNI Mohamed, Professeur, Université d'Oran 1

Co-directeur:/

Le président du jury : MEHADJI Mohamed, Professeur, Université d'Oran 1

Examinateur1: MIDOUN Nori, Professeur, Université d'Oran 1

Examinateur2: SEGHIER Fatma, Professeur, Université d'Oran 1

Examinateur3: BEREKSI REGUIG Faiza, Professeur, Université de Sidi Bel Abbès

Examinateur4: BOUKERCHE Abdelbaki, Professeur, Université d'Oran 1

Invité: FERGOUG Ibrahim, Maître de Conférence

Mention: Très honorable

Résumé:

Introduction : Le cancer du nasopharynx (CNP) est multifactoriel et se caractérise par sa distribution géographique très hétérogène. Son incidence est en augmentation en Algérie. Il se distingue des autres cancers des voies aérodigestives supérieurs par sa révélation tardive. Le traitement des formes avancées repose essentiellement sur la radio-chimiothérapie concomitante (RCC). L’adjonction de la chimiothérapie néoadjuvante reste une approche recommandée, permettant d’augmenter les taux de contrôle local. L’objectif de notre étude est d’évaluer l’efficacité du schéma Cisplatine-Docétaxel-Capécitabine (PTX) en induction, suivi d’une RCC, en termes de survie sans récidive (SSR), survie globale (SG), taux de réponse objective et tolérance au traitement. Patients et méthodes : Etude prospective, monocentrique, réalisée au niveau du service d’Oncologie Médicale de l’EHU Oran, sur une période de deux ans (2015-2017), concernant les patients atteints d’un CNP localement avancé (Stades III, IVA et IVB). La saisie des données est réalisé sur le logiciels Epi data et l’analyse sur SPSS v20. La détermination des taux de réponses est basée sur les critères RECIST et la tolérance selon les critères NCI-CTCAE version 4.0. Résultats : Au total, 76 patients atteints ont été colligés durant la période d’étude. La moyenne d’âge des patients est de 45,6±2,6 ans avec un sex ratio de 2,6. Le délai moyen au diagnostic est de 7±8,2 mois. Le syndrome ganglionnaire représente le principal motif de consultation (38,2%). Le carcinome indifférencié est le type histologique le plus fréquent (92,1%). La majorité des tumeurs sont classées en T4 (59,2%), N2 (35,5%) et stade IVA (48,7%). La SSR à 1an et 3 ans est respectivement de 92% et 69% et la SG est de 91% (à 1 an) et 87% (à 3 ans) en intension de traiter. Le taux de réponse objective, après CT d’induction est de 88,2%, sans aucune progression. La CT d’induction est associé à une toxicité G3/G4, dominée par les nausées (6,7%), les vomissements (4%), les diarrhées (2,2%). L’analyse multivariée par régression de Cox retrouve deux variables liées à la survenue de rechute, la réponse thérapeutique globale après traitement (p=0,04) et le fractionnement de la radiothérapie (p=0,02). Conclusion : Les résultats de survie de notre étude sont prometteurs, avec un taux de réponse objective élevé et un profil de tolérance acceptable. Cependant, un suivi plus long est nécessaire pour mieux évaluer l’efficacité de cette nouvelle approche thérapeutique.


Mots clefs: Cancer du nasopharynx,Chimiothérapie d’induction, Radiothérapie.