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Titre: Prévalence et profil hormonal des tumeurs hypophysaires dans la ville d’Oran

Domaine: Médecine

Filière: Médecine

Option: Endocrinologie

Auteur: FARAOUN Khadra

Soutenu (e) le: 14/03/2019

Sous la direction de: CHENTLI Farida, Professeur, Université d'Alger

Le président du jury : MIDOUN Nori, Professeur, Université d'Oran 1

Examinateur1: AZZOUG Saïd, Professeur, Université d'Alger

Examinateur2: YAMOUNI Mohamed, Professeur, Université d'Oran 1

Examinateur3: BOUKERCHE Abdelbaki, Professeur, Université d'Oran 1

Examinateur4: SI SABER Mohamed, Professeur, Université de Tlemcen

Mention: Très honorable

Résumé:

Problématique et objectifs : En Algérie, les données épidémio-démographiques des tumeurs hypophysaires (TH) sont inexistantes. Notre but est d’évaluer leur prévalence et leurs taux d’incidences à Oran, et d’étudier leur profil clinique, hormonal et radiologique. Sujets et méthode : Notre étude sur 17 ans est observationnelle, multicentrique, prospective (Avril 2014-Mars 2015) et rétrospective (Avril 1998-Mars 2014). Résultats : Nous avons colligé 561 TH (F=358, H=203, âge moyen=35.3 ans) dont 475 adénomes (84.7%) et 86 tumeurs non adénomateuses (TNA). La prévalence des TH en 2015 est de 76.7cas/100000 habitants/an, l’incidence standardisée est de 17.1 cas/100000 habitants/an. La prévalence est plus élevée chez les femmes (99.6 Vs. 53.1) et dans les macrolésions (≥1cm) : 52.9 Vs.23.8). L’incidence brute est passée de 0.78 cas/100000 habitants/an en 1998 à18.6 en 2015. La fréquence des macrolésions a quintuplé en 17 ans. La prévalence et l’incidence standardisée des adénomes sont supérieures à celles des TNA (respectivement 65.1Vs.11.5% et 15.1 Vs.3.5%). Les sujets porteurs d’adénomes sont plus âgés que ceux avec TNA (36.8 Vs. 27ans, p˂0,001). Les TNA sont plus grosses d’où une fréquence plus élevée des déficits ante et post hypophysaires ainsi que leur retentissement neuropsychiatrique (55.1Vs.23.6%) et ophtalmologique (55.4Vs.30.8%, p=0,0001) comparés aux adénomes. Conclusion : En plus de la prédominance féminine, les TH sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus volumineuses. Leur importante morbidité locorégionale nécessite une sensibilisation de la population et des pouvoirs publiques pour un diagnostic précoce et la recherche du ou des facteurs déclenchants et/ou aggravants.


Mots clefs: Tumeurs hypophysaires, Adénomes hypophysaires, Tumeurs non adénomateuses, Prévalence, Incidences, Complications.