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Titre: Facteurs pronostiques de l’insuffisance rénale aigue chez l’adulte à l’hôpital militaire régional d’Oran

Domaine: Médecine

Filière: Médecine

Option: Epidémiologie

Auteur: HANBA Mustapha

Soutenu (e) le: 09/01/2019

Sous la direction de: AHMED FOUATIH Zoubir Kamel, Professeur, Université d'Oran 1

Le président du jury : MOKHTARI Lakhdar, Professeur, Université d'Oran 1

Examinateur1: MEGUENNI Kaouel, Professeur, Université de Tlemcen

Examinateur2: MESLI Mohamed Farouk, Professeur, Université d'Oran 1

Examinateur3: YOUSFI Mostafa Jamel, Professeur, Université d'Oran 1

Examinateur4: AOUNI Mohamed Arezki, Professeur, Université d'Alger

Mention: Très bien avec félicitations du jury

Résumé:

Introduction : L’insuffisance rénale aigue est responsable d’une surmortalité et d’une surmorbidité avec un coût sanitaire considérable. Elle est également reconnue comme étant un facteur de risque majeur de l’insuffisance rénale chronique. L’objectif de cette étude était de déterminer les facteurs pronostiques de l’insuffisance rénale aigue chez l’adulte à l’Hôpital Militaire Régional Universitaire d’Oran. Patients et méthodes : Etude observationnelle prospective à visée pronostique portant sur les cas consécutifs d’insuffisance rénale aigue chez l’adulte à l’Hôpital Militaire Régional Universitaire d’Oran en 2017 définis selon les critères de KDIGO 2012. Le décès était le critère de jugement pour définir un facteur pronostique à la date de point du 01 juillet 2018. Ont été exclus de cette étude, les sujets âgés de moins de 18 ans et les patients sous dialyse chronique. L'analyse statistique faite par SPSS version 24 a décrit les variables qualitatives par des pourcentages et les variables quantitatives par la moyenne, l'écart type et la médiane. Les courbes de survie ont été faites selon la méthode de Kaplan-Meier et l’analyse multivariée par le modèle de Cox. Le risque d'erreur alpha était fixé à 5 %. Résultats : Au total 307 patients éligibles ont rempli nos critères avec un sex-ratio de 2 et un âge moyen de 64,7 ans. Les 2/3 des cas ont été survenus à l’hôpital. La durée moyenne de séjour était de 10 jours et 52 % des cas étaient précoces. L'IRA sur IRC a été notée dans 10,7 % des cas. L’IRA était survenue dans un contexte médical dans 55,4 % des cas. L’oligoanurie a été observée dans 35,2 % des cas. 51,5 % des patients ont présenté une IRA organique. Les cas d’IRA obstructive ont été dus à des cancers pelviens dans 55,6 % des cas. Les produits de contraste iodés ont induit 45 % des IRA organiques iatrogènes. L’épuration extrarénale a été indiquée chez 23,1 % de nos patients. La plupart des décès (70,8 %) ont eu lieu à l'hôpital. 12,5 % des patients ont développé une IRC. La probabilité de survie a diminué de seulement 8,4 % entre le 3ème mois et le 15ème mois de suivi. Notre étude a dégagé certains facteurs pronostiques : liés au terrain : comme l’âge avancé et le sexe féminin ; liés aux défaillances associées : le nombre de défaillances, l’hypotension artérielle, les troubles de conscience, l’état de choc septique et liés à l’IRA : la sévérité de l’IRA, l’oligoanurie et l’épuration extrarénale. Conclusion : L’IRA est un facteur de risque de mortalité. Nos résultats rejoignent la majorité des études sauf pour le sexe féminin qui est un facteur de mauvais pronostique selon notre étude. La prévention de l’IRA et de ses complications est possible grâce à des moyens simples et peu coûteux, comme notamment l'identification des patients à risque, l'éviction des néphrotoxiques et la correction de l'état volumique des patients.


Mots clefs: Insuffisance rénale aigue, Facteurs pronostiques, Survie, Incidence, Épuration extrarénale.