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Titre: Syndrome des bâtiments malsains chez le personnel hospitalier : Epidémiologie, ergonomie et stratégie de prévention

Domaine: Médecine

Filière: Médecine

Option: Médecine du Travail

Auteur: BENHADJ Ahmed

Soutenu (e) le: 14/01/2018

Sous la direction de: TEBBOUNE Cheikh El Bachir, Professeur, Université d'Oran 1

Le président du jury : KANDOUCI Badredine Abdelkrim, Professeur, Université de Sidi Bel Abbés

Examinateur1: KELLOU Abdelkrim, Professeur, Université d'Alger

Examinateur2: OULD KADI Farid, Professeur, Université d'Oran 1

Examinateur3: HADDAR Mustapha, Professeur, Université d'Alger

Mention: Très honorable avec félicitations du jury

Résumé:

Le syndrome des bâtiments malsains est un ensemble de symptômes inexpliqués, dû à de multiples facteurs de risque environnementaux et/ou psychosociaux. En Algérie, les structures fermées se propagent et les plaintes des travailleurs se multiplient. Dans ce travail, nous nous sommes fixé comme objectifs : de déterminer la prévalence de ce syndrome, identifier et évaluer les multiples facteurs de risque potentiels ; socioprofessionnels et psychologiques, estimer la prévalence des plaintes concernant les conditions de travail. Matériel et méthodes : L’étude comporte 4 enquêtes, mises en œuvre selon la chronologie suivante. La première, descriptive rétrospective sur dossiers médicaux du personnel hospitalier (2007 à 2014) sur une période de 05 mois (de Juin à Septembre 2014). La deuxième, descriptive transversale du mois de Mars à Novembre 2014, au moyen d'un questionnaire (INRS). La troisième, de type cas-témoins basée sur deux questionnaires (Karasek de stress et de personnalité), s'étalant sur un mois (Décembre 2014). Et la quatrième, étudie les conditions du travail avec métrologie d’ambiance physico-chimique et biologique au niveau de deux groupes de service (de faible et de forte prévalence du syndrome) sur une période de un mois (Décembre 2014). Résultats : La première étude (n=754) a objectivé une prévalence de symptômes inexpliqués de 42,3% dont les plus fréquents sont ceux du nez, de la poitrine et des yeux. La deuxième étude (n=1120) a permis de déterminer une prévalence du syndrome de bâtiment malsain à 71,2% et une prévalence de plaintes des conditions du travail à 86%. Ces plaintes sont associées au sexe féminin, à la catégorie professionnelle médicale et paramédicale, aux services médicaux et/ou chirurgicaux, au temps passé dans le bâtiment par semaine et au terrain allergique. La troisième étude (n=220) a révélé que sur le plan psychologique, seule la personnalité obsessionnelle était liée à ce syndrome mais dans l’analyse univariée seulement. L'analyse multivariée a objectivé des facteurs de risque, en particulier les services médico-chirurgicaux, chirurgicaux, plateau technique et le tabac. La quatrième étude a permis d’identifier plusieurs sources de pollutions chimiques et biologiques, d’origines externe et/ou interne, plus marquées dans les services à forte prévalence du syndrome comparativement aux services à faible prévalence. Le bruit et la lumière, reviennent anormaux dans plusieurs services mais la différence n’est pas significative. Conclusion : Au terme de cette enquête, le diagnostic du syndrome de bâtiment malsain a été retenu. Une démarche de dépistage de ce syndrome et d’évaluation des facteurs de risques a été testée et a permis de mettre en œuvre des actions préventives.


Mots clefs: Bâtiment fermé, SBM, Personnel hospitalier, Qualité de l’air intérieur, Métrologie, Stress, Personnalité.