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Titre: Radiothérapie conformationnelle du cancer de la prostate à Oran : Technique et Résultats

Domaine: Médecine

Filière: Médecine

Option: Radiothérapie

Auteur: TALEB Lotfi

Soutenu (e) le: 08/03/2017

Sous la direction de: DALI YOUCEF Ahmed Fethi, Professeur, Université d'Oran 1

Co-directeur:/

Le président du jury : BOUZIANI Mustapha, Professeur, Université d'Oran 1

Examinateur1: TOU Abdennacer, Professeur, Université de Sidi Bel Abbes

Examinateur2: LARBAOUI Blaha, Professeur, Université d'Oran 1

Examinateur3: BOUKERCHE Abdelbaki, Professeur, Université d'Oran 1

Examinateur4: YOUSFI Mostefa Djamel, Professeur, Université d'Oran 1

Invité: /

Mention: Très honorable avec félicitations du jury

Résumé:

Le cancer de la prostate est devenu au cours de ces dernières décennies un véritable problème de santé publique, par sa fréquence et sa gravité. La radiothérapie conformationnelle constitue aujourd’hui la technique standard dans l’irradiation des cancers non métastatiques de la prostate, à la fois en cas de tumeur en place et après prostatectomie radicale en situation adjuvante ou de récidive biochimique ;cela en raison du bénéfice apporté en termes de tolérance et de contrôle de maladie par rapport à une radiothérapie conventionnelle 2D. Elle permet d’offrir des résultats carcinologiques comparables à celles de la prostatectomie radicale. Nous avons fait une étude prospective de 90 patients ayant un cancer de la prostate non métastatique traités par radiothérapie conformationnelle, colligés au service de radiothérapie à l’EHS en oncologie Emir Abdelkader durant une période allant de juin 2010 à décembre 2014. L’âge moyen de de nos patients est de 66.3 ± 6 ans (52-78 ans). Le cancer de la prostate était symptomatique dans la majorité des cas (83,3%), le taux de PSA médian était de 17,5 ng/ml. Les stades localement avancés et/ou localisés à haut risque (selon la classification d’AMICO) sont retrouvés dans 80% des cas. La radiothérapie était exclusive chez 80 patients, postopératoire immédiate chez cinq patients et comme option de rattrapage chez cinq cas. Une hormonothérapie était associée à la radiothérapie chez la majorité des patients soit 94.4% des cas. Les doses d’irradiation prescrites dans les différents volumes cibles prévisionnels en fractionnement-étalement classique étaient : Prostate : 66 à 74Gy ; vésicules séminales : 50 à 66 Gy ; ganglions pelviens : 46 Gy. La toxicité de la radiothérapie a été gradée selon les critères du RTOG (Radiation TherapeuticOncology Group). Avec un suivi médian de 31 mois (13 à 66 mois) ; la probabilité de survie globale est estimée à 93,7% avec 8 rechutes biochimiques. En termes de tolérance à la radiothérapie, il y avait seulement un cas de toxicité digestive grade 3 et 2 patients (2.2 %) ont présenté une toxicité de grade 2. En ce qui concerne la toxicité urinaire, sept patients ont présenté une toxicité grade 2 et aucune complication rectale de grade 3 n’a été enregistrée. La RTC-3D représente une réelle avancée dans le traitement du cancer de la prostate, tant sur le plan de la tolérance qu’en termes d’efficacité. Cependant, un nombre plus important de malades et un recul plus long sont nécessaires pour mieux valider nos résultats


Mots clefs: Cancer de la prostate, PSA, Diagnostic, Radiothérapie conformationnelle, Toxicité.